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Le 23 janvier, le Nouvel An chinois commence l’Année du Dragon. C’est l’occasion pour donner
quelques informations sur la place de la Chine devenue en quelques années un véritable dragon
dans la compétition spatiale. Avec des hauts et des bas, ce pays rattrape son retard et affiche
des ambitions dans les vols habités et les applications spatiales.
L’orient est rouge…
C’est sur cette mélodie qu’en avril 1970, nous avons appris que la Chine devenait avec le lanceur
Longue Marche. la cinquième puissance mettant un satellite en orbite. Marqué par plusieurs échecs, le programme chinois eut des débuts assez chaotiques en pleine Révolution culturelle
avant d’améliorer sa réussite avec le lanceur CZ2 (14 succès). Avec les 3ème et 4ème générations des lanceurs CZ, la Chine s’engage dans les applications : Télécom (Fengyuan), Observation
(Ziyan), océanographie (Haiyang) et GPS (Beidou-Compass). Elle offre ses services de lancement
à prix cassé dès 1990 avec toutefois un taux d’échec élevé. Plus d’une centaine de lancements ont eu lieu en Chine et quelques 80 satellites ont été lancés avec succès.
Des Vaisseaux divins pour un Palais céleste.
Ce sont les noms symboliques des capsules habitées Shenzhou destinées à construire
la première station spatiale chinoise Tiangong. Le programme chinois de vols humains date
des années 70 et a commencé par des animaux. En concurrence avec les applications utiles de l’espace, il a peu progressé jusqu’au boom économique de la Chine. En 1999, la fusée Longue
Marche CZ-2F met en orbite le premier vaisseau test Shenzhou. Il sera suivi par 2 autres modules inhabités en 2001 et 2002, et enfin en 2003, la Chine sera le troisième pays après la
Russie et les USA à envoyer un homme dans l’espace. Plusieurs vols ont suivi et en 2008, Shenzhou 7 a emporté 3 taïkonautes et permis la première sortie extra véhiculaire. En novembre 2011, un véhicule automatique SH8 validait le premier rendez-vous spatial chinois indispensable
pour construire le « Palais céleste ».

Coopérations avec la Chine
Bien que toujours un peu ambigües et limitées pour les transferts de technologie, des
coopérations se sont établies avec tous les acteurs spatiaux dès les années 70 notamment
dans le domaine scientifique. Dès 1978, une vingtaine de laboratoires chinois participèrent
à des essais sur Symphonie A. La coopération reste active avec l’ESA, la France et l’Allemagne.
La France a plusieurs accords de coopération avec la Chine comme le projet d’astrophysique SVOM (2006) avec la participation de l’IRAP, ou le satellite océanographique CFOSAT. Un Comité conjoint liste les domaines de coopération et se réunit régulièrement (Avril 2011)
Conclusion
La progression chinoise mérite d’être suivie même si le retard à rattraper sur les USA est
très grand et les budgets alloués loin des investissements américains. Mais au pays des
dragons spatiaux, il ne faut pas oublier l’Inde et le Japon.
Ce sera pour une autre page....

Textes : Jack Muller
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